Thierry LALAIN: épée et caméra au poing

Si vous suivez les actualités de l’AP-HM sur notre site Internet ou sur les réseaux sociaux, vous avez certainement déjà vu nos vidéos présentant les services de soins, les techniques ou technologies innovantes, la prise en charge des différentes pathologies ou encore la vie de l’hôpital. Mais qui se trouve derrière la caméra ?



Thierry LALAIN est journaliste reporter d’images, réalisateur et webmaster au service Communication de l’AP-HM. Il se rend régulièrement au cœur même des services de soins pour capter puis retransmettre au grand public l’activité de l’hôpital, le travail des équipes :  « J’ai la chance de pouvoir rencontrer toutes les catégories de personnels de l’AP-HM, de discuter et de recueillir des témoignages auprès des patients. »

Pour cela Thierry a su développer à la fois de solides compétences techniques (prise de vue, prise de son, écriture, montage…) mais aussi d’importantes qualités humaines : pour que les personnes filmées s’expriment le plus naturellement possible il faut en effet les mettre en confiance, savoir faire oublier la présence de la caméra.

« La vidéo est l’un des outils permettant de faire savoir ce qui se fait de positif au sein de l’hôpital : des personnels totalement investis dans leur travail pour le mieux-être des patients, des améliorations en termes d’accueil, d’équipement pour mieux soigner… C’est tout cela que j’essaie de montrer dans mes vidéos ».

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Thierry Lalain… ou Thierry de Lalaing ?


La caméra n’est pas la seule chose que Thierry sait manier avec dextérité : en dehors du travail il pratique, depuis plus de 13 ans, les Arts Martiaux Historiques Européens (AMHE). Épée à deux mains, épée courte, hache noble*, dague… toutes ces armes n’ont plus de secret pour lui qui a déjà remporté, en tant que chevalier, maintes victoires en tournois.  



« C’est un sport complet comme souvent dans les arts martiaux. On travaille le cardio, les déplacements, la précision, les réflexes, la coordination des mouvements, la percussion. Au-delà des compétitions, ce qui est intéressant aussi c’est la recherche du geste juste, à partir de manuscrits ou d’iconographies d’époque. On étudie des textes et on propose une interprétation des sources »

Membre de l’association « Les guerriers du lendemain » depuis plus de 13 ans, instructeur depuis 6 ans, Thierry s’est tout de suite senti à l’aise une épée à la main et en phase avec les valeurs de ce sport :

« Même si les combats sont souvent tendus, que ce soit un tournoi en armure ou un tournoi en civil il y a toujours un profond respect entre les combattants. Il n’y a qu’à voir les adversaires se tomber dans les bras et se congratuler à la fin du combat pour s’en rendre compte. Ce respect est très important. Dans les affrontements il est interdit de blesser volontairement son adversaire. Les coups doivent être portés avec retenue. En général, un combattant trop violent reçoit un avertissement et peut être sorti de la compétition. »

Pour autant, il ne s’agit pas de faire semblant : les combats sont très spectaculaires et l’engagement total. Avec son association qui compte une quarantaine de membres, Thierry s’entraîne deux fois par semaine. 
 

En outre, « la communauté échange beaucoup lors de stages et / ou de conférences » et bien sûr il y a les compétitions : Thierry a remporté une dizaine de tournois en armure. Cette année, au tournoi AMHE de Montpellier, il a obtenu trois médailles sur trois épreuves proposées : or à l’épée longue (il était déjà tenant du titre), or à l’épée bocle* et bronze à l’épée de côté.   

Cette appellation de « guerriers du lendemain » pour des adeptes d’escrime médiévale a de quoi surprendre, mais il s’agit de souligner à quel point ces arts martiaux historiques européens sont bien vivants et le resteront longtemps encore, grâce à des passionnés comme Thierry.
 

 
*Hache noble : ancêtre de la hallebarde
*Bocle : petit bouclier rond
 

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